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<title>Des idées !</title>
<description>Débats d'idées politiques, articles de Hadrien MONVILLE</description>
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<lastBuildDate>Sun, 16 Nov 2008 00:13:01 +0100</lastBuildDate>
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<title>4 pistes pour réguler la finance mondiale</title>
<link>http://desidees.hautetfort.com/archive/2008/10/11/reguler-le-capitalisme-financier-pourquoi-comment.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Thu, 13 Nov 2008 21:47:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;103&quot; src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/02/02/247880702.jpg&quot; alt=&quot;Finance euro.jpg&quot; height=&quot;147&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1393094&quot; /&gt;La crise l'a démontré : le capitalisme financier a dépassé certaines limites, entraînant dans son sillage l'économie réelle, ruinant la confiance si nécessaire dans notre système, mettant en danger l'épargne des particuliers. &lt;b&gt;Contrairement à ce qui peut être dit ça et là, ce n'est pas le système de production capitaliste et le libre-échange qui sont en cause&lt;/b&gt;. Les variables productivité, compétitivité, création de richesse et de progrès (dont les entreprises sont les garantes) ne sont pas remises en question. Tout au plus la libre circulation propage les crises au niveau mondiale, ce qui doit nous conduire vers plus de vigileance et vers plus d'organes de contrôle supranationaux et mondiaux. &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Ce sont bien les régles de fonctionnement de l'économe financière qui sont à revoir&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;. Non pas qu'il faille castrer&amp;nbsp;les banques et leur interdire d'innover voire de spéculer. Mais force est de constater que l'innovation financière, que&amp;nbsp;certains chantres&amp;nbsp;aveuglés de la dérégulation ont défendu à outrance, ne doit pas s'épanouir sans règles et sans contrôles. &lt;b&gt;A trop&amp;nbsp;vouloir réduire&amp;nbsp;le risque, on l'a dispersé partout dans l'économie financière. A trop vouloir vendre de la dette et consommer, on a encouragé le développement d'une bulle immobilière et du crédit, on a baissé les taux. A trop vouloir innover, on a oublié que le métier du banquier repose sur un principe - l'évaluation du risque - et une réalité - les rentrées d'argent et la capacité à rembourser.&lt;/b&gt; Pour sauver et préserver l'économie et le capitalisme - ces deux mots se confondent -, nous devons réformer la finance mondiale, ou pour être précis édicter de nouvelles règles qui tendent vers 2 priorité : mieux contrôler et mieux responsabiliser. Voici 4 pistes qui pourraient nous aider à remettre la finance mondiale sur pied et installer un système pérenne et solide, régulateur&amp;nbsp;mais pas destructeur de richesse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;b&gt;1.&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-family: Arial;&quot;&gt;Première mesure, obliger les institutions financières à avoir la surface financière – les capitaux propres - suffisante en contrepartie de l’argent qu’elles prêtent réellement.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un chiffre affolant&amp;nbsp;: 500 mille milliards d’euros circulent sous forme de produits dérivés dans l’économie financière, soit plus de 10 fois le PIB mondial qui représente la richesse réellement créée dans le monde.&lt;/strong&gt; Cet argent est «&amp;nbsp;hors du bilan des banques&amp;nbsp;» et quand des placements se révèlent être douteux (comme pour les subprimes et produits structurés), la banque n’a pas de quoi faire face à ses exposition sur les marchés et à d’éventuelles pertes. C'est bien parce que s'est développée une finance virtuelle coupée de la réalité qu'ill faut s’interroger sur la nécessité de faire apparaître ces opérations au bilan des banques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/02/00/1191199416.gif&quot; alt=&quot;Finance dés.gif&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; id=&quot;media-1393148&quot; /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-family: Arial;&quot;&gt;2. Contrôler l’offre de crédit en plus de l’offre monétaire&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;. &lt;b&gt;Cette crise est bien une crise du crédit&amp;nbsp;:&lt;/b&gt; immobilier (subprimes), mais aussi aux entreprises (effet de levier) et sur les marchés. Le développement du crédit a pris des proportions démesurées&amp;nbsp;: encouragé par des taux d’intérêt faible et un marché immobilier à la hausse, expliqué par le manque d’évaluation de la solvabilité des emprunteurs, il a conduit à la formation d’une bulle dont le retournement a contaminé via la titrisation l’ensemble de la sphère financière, et maintenant économique. &lt;b&gt;Désormais, les organes de régulation centraux -pourquoi pas les banques centrales, devraient surveiller l’inflation d’actifs susceptibles de créer des bulles&lt;/b&gt; – comme l’immobilier. Comme coussin en cas de crise, une chambre de compensation des CDS pourrait être créée. Bien entendu cela risque de peser sur la rentabilité du secteur financier, mais le retour à la réalité économique l’exige. &lt;i&gt;A noter que la crise, si elle a pointé les limites du pilotage par les seuls taux d’intérêt, n’a pas invalidé les principes monétaristes&amp;nbsp;: ce sont bien, aux Etats-Unis, des taux d’intérêts maintenus durablement excessivement bas dans une période de solidité économique qui ont favorisé le développement de la bulle immobilière.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-family: Arial;&quot;&gt;3. Mesure qui découle de la précédente, responsabiliser et contrôler les agences de notation, qui évaluent la solvabilité et la qualité des emprunteurs&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;: cette crise est aussi celle de l’évaluation du risque – par les banquiers et les agences de notation&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;. Catalyseurs de la propagation de la crise, ces agences ont sous-évalué le risque des produits titrisés. On s’est également rendu compte qu’elles n’étaient pas complètement indépendantes des institutions qu’elles notaient, allant même conseiller à leur client la création de produits structurés qui allaient devenir toxiques. Comme le préconise la Commission Européenne, des obligations légales doivent désormais &lt;b&gt;prévenir les conflits d’intérêts (gouvernance indépendante), exiger plus de transparence, empêcher le rôle de conseil, ou encore empêcher la notation de produits complexes en l'absence d'informations suffisantes.&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600; font-family: Arial;&quot;&gt;4. Aller vers une supervisison et réglementation mondiale et un rôle accru du FMI.&lt;/span&gt; A économie mondialisée gouvernance mondiale&lt;/strong&gt;. Il faut encourager&amp;nbsp;l'harmonisation&amp;nbsp;des normes financières et la coordination des politiques financières à travers une gouvernance économique et financière mondiale, et assurer une supervision mondiale des établissements financiers grâce à un rôle accru des institutions mondiales (sans parler de l'Europe et de la nécessaire coordination économique et fiscale). &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Dans ce sens, le FMI devrait à l'avenir jouer un rôle plus important dans la surveillance des marchés de crédit et surtout dans l'octroi de prêts plus rapide et sur mesure&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;pour répondre à des besoins urgents, avant qu'il n'y ait contamination à d'autres pays ou à d'autres secteurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;J'ajouterai enfin qu'une finance plus stable à l'avenir devra aussi passer par des comportements individuels parmi les banquiers plus responsables. Non pas que les bonus doivent être supprimés. &lt;b&gt;Mais on peut espérer que la crise aura fait avancer les idées élémentaires qu'il n'y a pas de supergains sans de superrisques, et qu'il ne doit plus y avoir d'échecs sans sanction&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;b&gt;(fin des parachutes dorés, licenciements)&lt;/b&gt;. Il y va de la confiance : réconcilier les entreprises, les épargnants et les opinions nationales avec les banques.&lt;/p&gt; 
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<title>La Chine prend son envol</title>
<link>http://desidees.hautetfort.com/archive/2008/10/16/la-chine-prend-son-envol.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Wed, 22 Oct 2008 23:04:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/01/00/1596897622.jpg&quot; alt=&quot;shangai.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1345190&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;La Chine est déjà une puissance : c'est un fait. La Chine est une future superpuissance : cela ne fait plus de doute. La chine se développe à un rythme effreiné et tire le monde :&amp;nbsp; cela ne nous surprend plus. Ce qui est en revanche à souligner, c'est que la Chine semble vouloir prendre son envol et&amp;nbsp;devenir un maître indépendant du jeu économique mondial. Lasse de payer pour l'appétit et les erreurs de la cigale américaine&lt;strong&gt;,&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;la fourmi chinoise, par l'intermédiaire de la presse et du&amp;nbsp;gouvernement,&amp;nbsp; vient d'annoncer clairement qu'elle n'injecterait pas d'argent pour sauver les marchés américains de la crise du crédit et qu'elle se concentrerait sur son marché&lt;/strong&gt;.&amp;nbsp;Parce qu'au pays du capitalisme d'Etat la parole du politique dicte le&amp;nbsp;comportement des investisseurs, il faut sans&amp;nbsp;doute y voir &lt;strong&gt;un&amp;nbsp;tournant économique et&amp;nbsp;un basculement géopolitique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;La Chine peut-elle snober les bons du trésor américain et le plan de sauvetage américain ?&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Petit rappel, la Chine, avec le Japon, est le principal créancier de l'Etat américain. &lt;strong&gt;Sur les 1 800 milliards de dollars de réserves de la banque centrale chinoise, 519 sont constitués de bons du trésor américains (593 pour le Japon) : cela représente&amp;nbsp;25% de la dette américaine détenue par des pays étrangers.&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;La Chine, prudente, ne compte absolument pas se livrer à une vente panique des bons du Trésor américains actuels, qui affolerait les marchés.&amp;nbsp;Mais Les Américains savent désormais que leur politique d'endettement massif n'a pas vocation à être financé &lt;em&gt;ad vitam eternam&lt;/em&gt; par des pays qui seraient dépendants de leur économie, dépendants de leur croissance, dépendants tout court.&amp;nbsp;Pourquoi cette rebellion de la Chine ? N'a t-elle plus à se soucier de l'avenir de l'ogre américain ? Pour L. Yu, ancien conseiller de la banque centrale chinoise, le fait que la Chine détienne une quantité énorme de bons du Trésor américains implique qu’elle doive supporter une grande partie du « fardeau de la remise en ordre » aux États-Unis.« Pourquoi continuons nous à accumuler ces reconnaissances de dettes si elles peuvent ne pas être honorées ?&quot;. De plus,&amp;nbsp;un stock trop important&amp;nbsp;des bons du Trésor américains peut constituer un risque en cas de baisse du dollar. &lt;strong&gt;La Chine a tout intérêt à rester à l'écart de la tourmente financière américaine.&lt;/strong&gt; Elle a également intérêt à pointer la responsabilité purement américaine de cette crise, qui la touche bien entendu également - comme toutes les économies.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;A vrai dire, le gouvernement chinois, accusé de délaisser les marchés financiers et la champions nationaux, compte d'abord soutenir soutenir ses milieux financiers, comme en témoigent des baisses de taxes et de taux d'intérêt (pour la première fois en 6 ans).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;120&quot; src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/02/00/278142104.jpg&quot; alt=&quot;China USA.jpg&quot; height=&quot;158&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; id=&quot;media-1346093&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Mais pourquoi alors &amp;nbsp;la Chine&amp;nbsp; ne chercherait-elle pas à prendre des participations dans les entreprises américaines,&amp;nbsp;dans le but&amp;nbsp;d'étendre son emprise&lt;/span&gt; ? La&lt;/span&gt; qualité des actifs américains ne l'intéresse tout simplement pas. La Chine prudente ? Oui, mais c'est en général la caractéristique des investisseurs avisés. La Chine se comporte simplement en investisseur rationnel. &lt;strong&gt;Le fonds souverain chinois, doté de 200 millions de dollars, qui partait autrefois à la conquête de Wall Street n'a aujourd'hui plus intérêt à acheter des actifs trop risqués, pour certains sans avenirs, qui correspondent à une stratégie de sauvetage in extremis et non pas à une stratégie industrielle de création de valeur. Le rôle du fonds souverain n'est pas d'investir à court terme.&lt;/strong&gt; La Chine a aussi certainement retenu la leçon de son investissement en 2007 à hauteur de 9,9% dans le capital de Morgan Stanley et de 10% dans le fond américain Blackstone : deux investissements qui valent seulement la moitié de leur mise de départ.&amp;nbsp;Pour autant&amp;nbsp;la Chine n'a pas renoncé à placer ses pions, comme en témoignent&amp;nbsp;les participations qu'elle prend dans des entreprises européennes&amp;nbsp;ou se main-mise hautement stratégique susur les état&amp;nbsp;africains qui lui fournissent son pétrole. &lt;strong&gt;La Chine ne veut pas bêtement &quot;acheter le monde&quot; : elle veut tout simplement acheter ce qui sert le mieux ses intérêts.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;La Chine mise sur la Chine&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Si la Chine peut davantage se tourner vers elle-même, c'est qu'elle a atteint un stade où ses fondamentaux économiques sont suffisamment bons et solides pour qu'ils ne dépendent plus essentiellement de la santé de l'économie américaine. &lt;strong&gt;Peu à peu, les Chine devient moins dépendante de la consommation américaine que les Etats-Unis ne sont dépendants&amp;nbsp;de la manne chinoise&amp;nbsp;: le rapport de force s'inverse.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;Peut-on parler de repli sur soi de la Chine ? En quelque sorte, peut-être temporairement. Plus important, cela fait partie d'une stratégie bien réfléchie.&lt;/strong&gt; Le gouvernement chinois mise désormais sur une stimulation de la demande intérieure :&amp;nbsp;un défi, quand on sait qu'aved 49% de taux d'épargne, la Chine est un pays d'épargnants.&amp;nbsp;Le gouvernement&amp;nbsp;prévoit ainsi de doubler le revenu des paysans d'ici 2040. L'Etat investit aussi dans les entreprises chinoises : parallèlement au soutien des marchés financiers chinois, le fonds souverain a augmenté sa participation massive dans trois des grandes banques du pays. Soit le contraire de sa vocation ! La Chine cherche ainsi à faire évoluer son modèle qui repose aujourd'hui essentiellement sur les exportations, ce qui n'est pas sans conséquences.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/02/02/1474557470.jpg&quot; alt=&quot;yuan et dollar.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1345188&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;Qu'en est-il alors du Yuan&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;?&lt;/strong&gt; Le yuan, aujourd'hui faible et&amp;nbsp;parfois considéré comme sous-évalué, constitue un avantage à l'exportation - même si c'est bien le coût de la main d'oeuvre et non la monnaie qui explique la capacité exportatrice de la Chine. Mais, dans le même temps,&amp;nbsp;il favorise l'inflation.&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Le&amp;nbsp;Yuan s'appéciera si&amp;nbsp;la&amp;nbsp;Chine&amp;nbsp;cesse d’intervenir autant sur le marché des devises&lt;/strong&gt;,&amp;nbsp;notamment cesse d'acheter des dollars - ce&amp;nbsp;qu'elle semble faire -,&amp;nbsp;et surtout si elle commence à en vendre (ce qui aurait aussi pour effet de faire chuter le dollar). &lt;strong&gt;Y-a-t-il pour la Chine un avantage à voir sa monnaie s'apprécier ?&lt;/strong&gt; Certes, Une baisse des revenus d'exportation serait à prévoir (et une amélioration de la balance commerciale américaine). Mais comme nous l'avons vu, la Chine a prévu de stimuler sa demande intérieure, ce qui pourrait compenser et aurait l'avantage&amp;nbsp;de garantir une certaine indépendance -&amp;nbsp;gage de solidité.&amp;nbsp;Ses fortes réserves budgétaires pourraient également l'aider à accompagner la transition, d'où l'intérêt de les protéger.&amp;nbsp;Pour M.Yu,&amp;nbsp;&quot;sans appréciation du yuan, la Chine continuera d’accumuler des réserves en devises, ce qui signifie continuer à accumuler des reconnaissances de dette des Etats-Unis. C’est du papier, qui peut ne pas être honoré, et qui ne va pas améliorer le bien-être national de la Chine&lt;strong&gt;.&lt;/strong&gt; Si la Chine ne permet pas au yuan de s’apprécier et continue à promouvoir une croissance tirée par les exportations, cela conduira à une confrontation avec les États-Unis et l’Europe&quot;.&amp;nbsp; Pour autant, le gouvernement chinois n'a pas vraiment fait de signe en ce sens, d'autant plus que l'appréciation du Yuan est une réclamation américaine et européenne. &lt;strong&gt;Quoi qu'il en soit, c'est&amp;nbsp;aussi l'avenir du Yuan qui est en jeu, et à travers lui celui de la finance chinoise, dont la puissance reflètera tôt ou tard celle de l'économie chinoise.&lt;/strong&gt; Pour le moment, la Chine doit éviter autant que possible de payer la note du plan de sauvetage américain, &lt;strong&gt;tout en réclamant une réforme du système financier et monétaire international pour en finir avec l'hégémonie du dollar,&lt;/strong&gt; qui ne pourra être soutenu éternellement. A moyen terme, nous pourrions ainsi envisager la coexistence de trois monnaies fortes que seraient le dollar, le yuan et l'euro.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;_________________________&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Sans être isolationniste, la Chine veut désormais jouer cavalier seul. Ce qui ne l'empêche pas de réclamer activement d'avantage de régulation financière à l'échelle modiale : là encore c'est pour mieux protéger son modèle et ses intérêts. &lt;strong&gt;La chine compte&amp;nbsp;sur elle-même et sur ce qui en tant de crise financière nous rappelle les fondamentaux du capitalisme : sa force productive. Comme&amp;nbsp;l'a déclaré le Premier Ministre chinois, Wen Jiabao, le maintien d'une croissante forte, plus que le sauvetage de la finance mondiale, &quot;sera la meilleure contribution de la Chine à la stabilité internationale&quot;. On ne saurait lui donner tort.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>L'empire américain en déclin ? Ce que nous enseigne l'histoire</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Sat, 20 Sep 2008 14:37:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 5.45pt 3.6pt 0pt 0cm; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/01/00/511992294.jpg&quot; alt=&quot;Manhattan.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1287934&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Dans Une brève histoire de l'avenir, Jacques Attali&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;identifie les causes communes aux chutes des différents &quot;coeurs&quot; - ce sont plus des villes que des pays - : aujourd'hui ce serait Los Angeles (admettons les Etats-Unis pour notre article). Depuis Bruges, selon l'auteur, se sont succédées Venise, Anvers, Gênes, Amsterdam, Londres, Boston, New-York et, donc, Los Angeles. Regardons, au-delà de la crise financière actuelle, &lt;strong&gt;ce que les lois de l'histoire peuvent nous indiquer sur la situation et l'avenir de l'empire américain.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5.45pt 3.6pt 0pt 0cm; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&quot;&lt;em&gt;Une forme marchande dure aussi longtemps que le coeur peut réunir assez de rchesses pour maîtriser le milieu et la périphérie ; elle s'essouffle quand le coeur doit consacrer troop de ressources pour maintenir la paix intéreure ou pour se protéger d'un ou plusieurs ennemis extérieurs. Chaque coeur, ruiné par ses dépense, finit par laisser la place à un rival. En général, pas sun de ceux qui l'attaquent, mais une autre puissance&lt;/em&gt;&quot;. Qu'en est-il des Etats-Unis ? Ils continuent à concentrer les richesses et à maîtriser l'économie mondiale, mais ses guerres lui coûtent très&amp;nbsp;cher (menaces extérieures), et la crise financière coûte très cher à l'Etat et au contribuable (menace intérieure). Les Etats-Unis ne sont pas encore ruinés, mais leur mode de croissance et de gouvernance repose sur sur une consommation et des dépenses&amp;nbsp;à crédit.&amp;nbsp;Dernier point, quand les Etats-Unis sont en plein dans la crise, la Chine,&amp;nbsp;peu concernée par cette dernière, continue son bonhomme de chemin.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5.45pt 3.6pt 0pt 0cm; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/01/00/366779040.jpg&quot; alt=&quot;Lehman brothers.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; id=&quot;media-1287936&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;- &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;La faillite de la place financière&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; dominante ratifie souvent la fin d'un coeur (Amsterdam au 18è, Londres au 20è, Boston dans les années 30, New-York dans les années 8O). La spéculation joue un rôle fort, notamment quand les banques ou la devise d'un coeur sont concurrencés par ceux d'autres pays. La fin des coeurs concorde souvent avec une récession (à Gênes au 17è déjà). On fait le rapprochement avec les Etats-Unis d'aujourd'hui : &lt;strong&gt;(casi)récession. spéculation et bulles, crise des subprimes, faillites bancaires, faiblesse du dollar&lt;/strong&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5.45pt 3.6pt 0pt 0cm; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;- &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;La dépendance&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; envers d'autres pays, qui s’exprime notamment à travers le financement de la &lt;b&gt;dette publique&lt;/b&gt;, joue un rôle fort dans l’épuisement des «&amp;nbsp;cœurs&amp;nbsp;»: en 1980, quand les Etats-Unis allaient mal, la dépendance envers le créancier japonais était très forte, comme aujourd'hui envers la Chine (ou comme les Flandres et Amsterdam étaient dépendants du grenier à blé polonais au 18è, Gênes et Anvers des capitaux espagnols). Le &lt;b&gt;déficit commercial&lt;/b&gt; américain, largement déficitaire, nous laisse également penser que les Etats-Unis vivent de plus en plus «&amp;nbsp;à crédit&amp;nbsp;». La dépendance énergétique, elle, s’accroît.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5.45pt 3.6pt 0pt 0cm; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;- Certains cœurs ont pâti d’une &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;inflation des dépenses&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; et &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;d’une &lt;b&gt;organisation étatique&lt;/b&gt; &lt;strong&gt;devenue trop coûteuse&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; : on pense au coût faramineux engloutie dans l’armée américaine et dans des guerres aux allures de bourbiers. On pense aux sommes faramineuses injectées dans les établissements financiers par la FED et le contribuable américain pour faire face à la crise. Si le déficit budgétaire de l’administration américaine est colossal, la société et l’économie américaines semblent, elles, encore épargnées par cet engluement administratif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5.45pt 3.6pt 0pt 0cm; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;- &lt;img src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/02/02/1281539865.jpg&quot; alt=&quot;usine chinoise.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; id=&quot;media-1287938&quot; /&gt;Certains &lt;span&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;&lt;b&gt;facteurs économiques&lt;/b&gt; &lt;b&gt;et culturels&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; sont souvent indissociables de la fin des cœurs : hausse des coûts de production et hausse des salaires, baisse de l’épargne, inflation, explosion du chômage. Clairement, les Etats-Unis sont moins compétitifs, concurrencés par la Chine,&amp;nbsp;et les Américains vivent à crédit (ils n’épargnent pas). Les «&amp;nbsp;cœurs&amp;nbsp;» précédents ont souvent vu leur investissement diminuer, leurs technologies s'essouffler, les réseaux marchands ne pas se développer&amp;nbsp;: ce n’est pas le cas des Etats-Unis. Ils ont parfois découragé leurs propres classes créatives et surtout cessé d’attirer suffisamment les élites étrangères. Ce n’est pas encore le cas des Etats-Unis, qui demeurent &lt;strong&gt;le cœur scientifique (certes concurrencé) et culturel (sa force principale, pour longtemps on peut penser) du monde.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5.45pt 3.6pt 0pt 0cm; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img width=&quot;83&quot; src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/00/01/1894954812.jpg&quot; alt=&quot;September 11.jpg&quot; height=&quot;124&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1287944&quot; /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;- &lt;span style=&quot;color: #ff6600;&quot;&gt;L'insécurité - énergétique et autre&lt;/span&gt; -&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;joue souvent un rôle important dans l’affaiblissement des «&amp;nbsp;cœurs&amp;nbsp;».&amp;nbsp;&amp;nbsp;Si les épidémies et les attaques directes ne sont plus d’actualité, les Etats-Unis doivent faire face à la menace du terrorisme, à l’insécurité géopolitique et énergétique (moyen-orient, Russie). Aujourd’hui, avec ses ressources, les Etats-Unis semblent encore à l’abri. Mais la dépendance américaine s’accroît et représente un risque. Au 18è déjà, Amsterdam a pâti de l’épuisement du bois pour construire ses navires. L’augmentation du prix du pétrole remet en question le modèle de développement de la société américaine, et s’assurer une plus grande indépendance énergétique exigerait un investissement colossal.&amp;nbsp;&amp;nbsp;On pense aussi à l'insécurité sociale et aux conflits sociaux qui pourraient, avec la crise, se développer. &lt;strong&gt;L’histoire nous apprend que là où la liberté recule et le besoin de protection s’accroît (Patriot Act, protectionnisme&amp;nbsp;?), la domination est menacée.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 5.45pt 3.6pt 0pt 0cm; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBlockText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9pt; color: #333333; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt; mso-bidi-font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; color: #333333; font-family: Arial; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;A l’évidence, les Etats-Unis présentent certains des syndromes des puissances qui s’essoufflent. La Chine&amp;nbsp;est là pour rappeler aux Américains que la force productive (bientôt créative&amp;nbsp;?) est aujourd’hui davantage en Asie, et l'Amérique de plus en plus dépendante.&amp;nbsp;L'empire américain&amp;nbsp;est menacé par&amp;nbsp;une crise financière sans précédents depuis des décennies, et structurellement&amp;nbsp;mis en danger par des facteurs extérieurs et intérieurs (concurrence, dépendance, inflation des dépenses). Mais toutes les conditions&amp;nbsp;ne sont pas encore réunies pour parler sans nuances de «&amp;nbsp;déclin de l’empire&amp;nbsp;américain». Ce dernier&amp;nbsp;jouit d’une vitalité économique et d’une force créative sans égales qui en font toujours - pour combien&amp;nbsp;de temps ? -&amp;nbsp;le moteur de la planète.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Petit paradoxe des relations internationales</title>
<link>http://desidees.hautetfort.com/archive/2008/08/28/petit-paradoxe.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 19:14:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Je me suis fait une petite réflexion : les Américains cherchent à libérer un peuple contre son gré (le peuple irakien) mais refusent que soient libérés des peuples qui&amp;nbsp;le souhaitent&amp;nbsp;(Ossètes et Abkhazes). Allez comprendre...&lt;/p&gt; 
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<title>Le conflit géorgien : terrain de jeu d’une guerre froide ?</title>
<link>http://desidees.hautetfort.com/archive/2008/08/28/le-conflit-georgien-terrain-de-jeu-d-une-guerre-froide.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Thu, 28 Aug 2008 19:01:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le conflit musclé qui oppose les Russes aux Géorgiens et à la communauté internationale au sujet de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie nous rappelle l’instabilité, parfois oubliée, qui caractérise la vie des nations et le tracé des frontières. Surtout quand ces nations sont récentes, sous influence de puissances étrangères et pluriethniques. C’est le cas de la Géorgie, république jeune et mêlée de 4,7 millions d’habitants – Ossètes (population russe), Abkhazes et Géorgiens - proclamée deux fois indépendantes en 1918 puis 1991, date à laquelle elle s’est émancipée du voisin russe, lequel garde un œil sur un voisin hostile, et sur sa population russe. En 2006, l’Ossétie du Sud s’est prononcé par référendum à 99% pour l’indépendance&amp;nbsp;: elle souhaite la voir aujourd’hui reconnue (comme l’Abkhazie), chose que pour l’instant la Russie a été la seule à faire. Au fond ce conflit nous révèle trois axes majeurs de la diplomatie dans cette région du monde, et au-delà de la diplomatie en ce début de siècle.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;1.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;La stratégie et les ambitions russes dans la région&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La Russie cherche avant tout à avancer ses pions, dans une stratégie clairement affichée de nationalisme exacerbé. En reconnaissant l’indépendance de l’Ossétie et l’Abkhazie, des territoires acquis à sa cause et qu’elle a toujours considérée comme son arrière cour, la Russie a rappelé qu’elle était maîtresse dans la région. Vis-à-vis de la communauté internationale, elle joue sur deux terrains&amp;nbsp;: la reconnaissance des deux républiques est légitime – les populations veulent l’indépendance et, au fond, on l’a bien accordée au Kosovo – et, de toute façon, son pouvoir géostratégique et énergétique est tel qu’il serait trop dangereux de geler complètement les relations avec la Russie. Dans l’affaire, l’Europe n’a pas d’armes pour faire pression et négocier. Les Américains ne sont guère plus fringuants, d’autant plus qu’ils ont besoin du soutien russe dans le dossier iranien. Le président russe, dimitri Medvedev a déclaré que les Européens connaîtront bien un refroidissement de leurs relations avec les Russes s'ils le souhaitent, et que la Géorgie devrait tirer toutes les conclusions de cet épisode quant aux relations à entretenir avec ses voisins. Guerre froide pensez-vous ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;On pense naturellement au dossier du bouclier anti-missiles, que les Américains souhaitent installer en Europe de l'Est, en Pologne notamment. Le projet, conçu pour désamorcer la menace d'&quot;Etats voyous&quot; dotés de technologies balistiques, tels que l'Iran, doit comprendre également une station radar en République tchèque. Le 26 août, Dimitri Medvedev a déclaré : &quot;ces missiles sont proches de nos frontières et constituent une menace pour nous. Cela va générer une tension supplémentaire et nous devrons y répondre d'une façon ou d'une autre, naturellement par des moyens militaires&quot;. Guerre froide vous avez dit ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Qu'en sera-t-il, enfin, de l'avenir de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud ? L'influence culturelle et géostratégique russe peut-elle se doubler d'un expansionnisme territorial ? Peut-on imaginer que les 2 républiques soient un jour incorporées à la Russie : ce serait franchir une étape historique dans les relations d’après-guerre, même si dans les faits, en étant indépendants, ces territoires seront protégés par les russes et se sentiront complètement russes. La simple indépendance des républiques pourraient déjà réveiller d'autres tentations indépendantistes, pro-russes et anti-russes. Qu'en sera-t-il des autres minorités russes dans d'autres pays, en Ukraine notamment ? Comme pour les 2 républiques géorgiennes, Moscou pourrait essentiellement compter sur des mouvements indépendantistes à l'intérieur des frontières de ses voisins (Ukraine par exemple) : le Kremlin pourrait alors faire pression et profiter d'une situation de chaos. Quoi qu'il en soit, Moscou veut marquer son territoire est est prêt à tout pour chasser l'influence américaine de chez ses voisins. A l'évidence, la Russie a réchauffé la guerre froide.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 27pt; text-align: justify; text-indent: -27pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;2.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;Le rôle des Etats-Unis et l’influence du modèle occidental en Géorgie&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;L’actuel président géorgien, Mikhaïl Saakachvili ne s’en cache pas&amp;nbsp;: formé aux Etats-Unis, il se dit libéral et pro-américain, nargue volontiers Moscou (et souffre aussi parfois de sa méconnaissance de la Russie), souhaite l’intégration de son pays à l’OTAN et plus globalement l’appartenance au cercle idéologique et géopolitique atlantico-européen («&amp;nbsp;nous voulons vivre en Europe&amp;nbsp;»). Cela ne l’empêche bien sûr pas de jouer sur le registre nationaliste et de n’être démocrate qu’à moitié. Depuis plusieurs années, le soutien de l’administration américaine au président est total et inconditionnel. Les déclarations de Condoleeza Rice contre la Russie ont d’ailleurs été sans nuances, occultant par là complexité de la situation et les particularismes de la Géorgie. Derrière les manoeuvres, déclarations et décisions géorgiennes, l’influence américaine est présente. Sur l’échiquier géopolitique, la Géorgie est un pays pion dans la région bon à prendre pour affaiblir l’adversaire russe. Un pays d’autant plus stratégique qu’il est un nœud pétrolier et gazier permettant notamment de limiter la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie (des pipe-lines passant par la Géorgie permettent de contourner la Russie). Aujourd’hui, les Américains sont bel et bien en position de faiblesse.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le corollaire idéologique de cette influence géopolitique est une aspiration à des repères plus occidentaux -libéraux et démocratiques -, liée également au traumatisme récent d’un passé douloureux marqué par le joug russe. Une évolution qui n’est pas sans nous rappeler celles d’autres anciens pays du bloc, de la Pologne et des pays d’Europe de l’Est.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin-left: 18pt; text-align: justify; text-indent: -18pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;&lt;span&gt;3.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;L’opposition entre régions et nations ou la question de la souveraineté&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;En ce début de XXè siècle, la question des nations n’est pas réglée. Un nouvel état, le Kosovo, vient de voir le jour. Dans tous les cas, les conflits se greffent directement sur la question ethnique (parfois religieuse), souvent sur l’éclatement des peuples&amp;nbsp;: on trouve des minorités russes dans de nombreux pays de l’ancienne URSS, des minorités serbes dans plusieurs pays des Balkans. Au nom de la souveraineté des peuples, la tendance actuelle est au soutien ou la reconnaissance de l’indépendance des peuples, surtout quand ces derniers veulent s’émanciper d’un grand pays (Kosovo de la Serbie, Tibet de la Chine, Tchétchénie de la Russie)&amp;nbsp;: c’est en ce sens un peu différent pour l’Ossétie du Sud vis-à-vis de la Géorgie. On peut redouter l’impact que la reconnaissance des 2 républiques par la communauté internationale&amp;nbsp;pourrait avoir sur d’autres régions, notamment en Europe où là force des régionalismes est croissante (Belgique, Espagne…). En comparaison, la France n’a pas à se plaindre de la vitalité de son identité nationale&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Souveraineté et indépendance des régions et des peuples ou stabilité des blocs nationaux ou fédéraux&amp;nbsp;? La question est insoluble, les réponses à géométrie variable. On peut d’ailleurs se demander quel avenir attend les nouveaux petits états créés&amp;nbsp;: avenir politique&amp;nbsp;- rattachement du Kosovo à l’Albanie&amp;nbsp;?, de l’Ossétie du Sud à la Russie ?- et avenir économique, ces territoires minuscules étant souvent sans ressources suffisantes et sans structures économiques.&lt;/p&gt; 
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<title>Vers des frais d’entrée progressifs à l’université</title>
<link>http://desidees.hautetfort.com/archive/2008/08/06/vers-des-frais-d-entree-progressifs-a-l-universite.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 12:22:00 +0200</pubDate>
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&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;L’université française est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis, dont la menace du déclassement. Si la loi Pécresse a déjà donné plus d’autonomie aux établissements, un des enjeux majeurs demeure le financement, aujourd’hui insuffisant. Parce que l’Etat ne peut éternellement augmenter les impôts et que les besoins sont considérables, l’université&amp;nbsp;doit s’orienter vers un système de frais d’entrée progressifs, c’est-à-dire corrélés aux revenus des parents (système en vigueur à Sciences Po).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Ce système répond de manière efficace et structurelle au problème &lt;b&gt;du financement et des moyens&lt;/b&gt;. Il ne signifie absolument pas un désengagement financier de l’Etat. Mais des ressources financières supplémentaires et pérennes qui permettront de garantir la modernisation et la compétitivité de l’université et de sa recherche (pour nos étudiants comme pour attirer les étudiants étrangers), qui permettront de mieux former les étudiants. Nous ne pouvons plus continuer à délaisser l’université, notamment par rapport aux grandes écoles (dont les moyens sont incroyablement supérieurs). D'ailleurs, l'Etat consacre 2 fois plus d'argent à un élève de prépa qu'à un élève en université.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/02/00/1195976166.jpg&quot; id=&quot;media-1231303&quot; alt=&quot;Egalité des chances.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; height=&quot;214&quot; width=&quot;209&quot; /&gt;Il est &lt;b&gt;juste&lt;/b&gt;. Un système universitaire équitable ne repose pas sur un égalitarisme conservateur (synonyme bien souvent de nivellement par le bas), mais sur une conception positive de &lt;b&gt;l’égalité des chances&lt;/b&gt;, qui est au coeur de cette mesure. Les parents qui ont davantage les moyens payeraient davantage&amp;nbsp;: pour un bénéfice qui serait collectif. Les parents aisés sont les premiers à reconnaître qu’un enseignement de qualité a un coût, qu’ils seraient prêts à assumer davantage.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Enfin, il &lt;b&gt;responsabilise&lt;/b&gt; les étudiants. Le droit à l’éducation (université qui demeurerait bien entendu largement subventionnée, garantie de filières…) implique un devoir de motivation et d’investissement des étudiants, qui serait renforcé. Le système permettrait également d’éviter les trop nombreuses erreurs de parcours ou inscriptions fictives. Comme partout, liberté et responsabilité sont indissociables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial;&quot;&gt;Je suis convaincu que notre système universitaire a besoin de mener cette révolution culturelle, qui doit devenir un des chantiers phares des années à venir. Pour plus d’efficacité. Pour plus d’équité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Vers l'euthanasie active ?</title>
<link>http://desidees.hautetfort.com/archive/2008/08/06/vers-l-euthanasie-active.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<pubDate>Mon, 18 Aug 2008 12:47:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;L’actualité récente, à travers le cas de Chantal Sébire, a relancé le débat sur l’euthanasie active et le droit à «&amp;nbsp;mourir dans la dignité&amp;nbsp;». Parce qu’il s’agit de souffrances insupportables endurées par des individus, le débat doit se situer au niveau du vécu des patients, du rôle de l’entourage (famille et médecins) et de la prise en compte de la volonté individuelle.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Tout d’abord, et c’est à souligner, la loi Leonetti de 2005 a constitué une étape fondamentale dans la légalisation de la fin de l’acharnement thérapeutique et de l’encadrement du laisser-mourir (euthanasie passive). Faut-il pour autant franchir le pas qui conduit à l’euthanasie active ou à l’aide au suicide&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;&lt;b&gt;Une question de principe&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;On peut se demander si la législation pourra ignorer éternellement l’évolution de l’opinion sur cette question (opinion largement favorable), qui touche, sur le principe, une liberté individuelle&amp;nbsp;: &lt;b&gt;volonté&lt;/b&gt; consciente qui n’engage que le patient. Si l'on admet, au nom d'une philosophie de l'individu et du libre-arbitre à laquelle je crois, que toute personne est responsable et dispose d'un libre-arbitre qui lui permet de disposer de son corps et de sa vie - c'est un peu différent pour l'avortement -, l'euthanasie, parce qu''elle est justifiable moralement, doit devenir un droit garanti par la loi (la loi doit bien entendu se substituer à des pratiques privées). Dans un cadre démocratique et laïque, les principes d'essence religieuses &quot;tu ne tueras point&quot; (justifié par ailleurs) et &quot;la vie ne nous appartient pas&quot; ne doivent engager que ceux qui y croient. La liberté ne suffit certes pas à tolérer et justifier tous les comportements individuels au niveau d'une société (c'est la limite de la philosophie purement libérale), et la souffrance ne saurait justifier la volonté de mourir : mais, il y a un stade médical où, quand le patient juge consciemment son état indigne et sa souffrance insupportable, il doit pouvoir choisir de mourir dans la dignité, conformément au droit qu'il juge avoir ou non sur sa vie.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #ff9900;&quot;&gt;&lt;b&gt;Des risques ?&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://desidees.hautetfort.com/media/02/02/1461926098.jpg&quot; alt=&quot;article_photo_1206023046415-1-0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;&quot; id=&quot;media-1225846&quot; /&gt;En outre, les exemples des pays étrangers (Pays-Bas, Belgique) nous enseignent que, contrairement à l’avortement en son temps, le recours à l’euthanasie demeure assez marginal et ne croît pas, notamment en raison du recours croissant aux soins palliatifs. Je pense que c'est davantage une raison pour se montrer favorable à une loi qui ne concernerait que des cas très particuliers, aujourd’hui ignorés par la loi, qu'un signe de son inutilité. Deux critiques revenant souvent consistent à dire qu'il ne faut pas légiférer sous le coup de l'émotion ou pour un nombre restreint de cas. Mais elles ne sont pas pertinentes. Derrière l'émotion de certains cas se cachent bien un problème de principe et un champ non couvert par la loi, et le fait qu'un petit nombre de cas soit en jeu n'ait en rien une raison valable (le handicap aussi concerne un &quot;petit nombre&quot; de personnes), et serait à la rigueur plutôt un signe positif dans l'optique d'une loi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il faut reconnaître que, dans la pratique, les risques de dérive incitant à la prudence sont réels : pressions financières, pressions morales de l’entourage, incapacité à décider, dérives eugéniques… Autant de risques qui ne doivent pas être un renoncement a priori mais que toute loi – d’ailleurs contrainte par le droit européen - devrait prévenir très sérieusement. Ajouté à celà un risque, ressenti à raison par beaucoup : celui de modifier notre rapport à la mort et notre rapport - aujourd'hui sain - au suicide.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;La France doit aujourd’hui déjà faire en sorte que la loi actuelle soit davantage connue et appliquée, ainsi qu’évaluée. Elle a, plus largement, le devoir de se saisir d’un débat trop longtemps demeuré tabou et qui touche à la dignité des malades. Le devoir de se confronter au vécu des patients et à l’euthanasie clandestine, d’évaluer la nature et l’ampleur des cas jugés particuliers ainsi que les risques potentiels, de dialoguer et d’évaluer les expériences étrangères : de là viendront les meilleurs éclairages.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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