28 août 2008
Petit paradoxe des relations internationales
Je me suis fait une petite réflexion : les Américains cherchent à libérer un peuple contre son gré (le peuple irakien) mais refusent que soient libérés des peuples qui le souhaitent (Ossètes et Abkhazes). Allez comprendre...
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Le conflit géorgien : terrain de jeu d’une guerre froide ?
Le conflit musclé qui oppose les Russes aux Géorgiens et à la communauté internationale au sujet de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie nous rappelle l’instabilité, parfois oubliée, qui caractérise la vie des nations et le tracé des frontières. Surtout quand ces nations sont récentes, sous influence de puissances étrangères et pluriethniques. C’est le cas de la Géorgie, république jeune et mêlée de 4,7 millions d’habitants – Ossètes (population russe), Abkhazes et Géorgiens - proclamée deux fois indépendantes en 1918 puis 1991, date à laquelle elle s’est émancipée du voisin russe, lequel garde un œil sur un voisin hostile, et sur sa population russe. En 2006, l’Ossétie du Sud s’est prononcé par référendum à 99% pour l’indépendance : elle souhaite la voir aujourd’hui reconnue (comme l’Abkhazie), chose que pour l’instant la Russie a été la seule à faire. Au fond ce conflit nous révèle trois axes majeurs de la diplomatie dans cette région du monde, et au-delà de la diplomatie en ce début de siècle.
1. La stratégie et les ambitions russes dans la région
La Russie cherche avant tout à avancer ses pions, dans une stratégie clairement affichée de nationalisme exacerbé. En reconnaissant l’indépendance de l’Ossétie et l’Abkhazie, des territoires acquis à sa cause et qu’elle a toujours considérée comme son arrière cour, la Russie a rappelé qu’elle était maîtresse dans la région. Vis-à-vis de la communauté internationale, elle joue sur deux terrains : la reconnaissance des deux républiques est légitime – les populations veulent l’indépendance et, au fond, on l’a bien accordée au Kosovo – et, de toute façon, son pouvoir géostratégique et énergétique est tel qu’il serait trop dangereux de geler complètement les relations avec la Russie. Dans l’affaire, l’Europe n’a pas d’armes pour faire pression et négocier. Les Américains ne sont guère plus fringuants, d’autant plus qu’ils ont besoin du soutien russe dans le dossier iranien. Le président russe, dimitri Medvedev a déclaré que les Européens connaîtront bien un refroidissement de leurs relations avec les Russes s'ils le souhaitent, et que la Géorgie devrait tirer toutes les conclusions de cet épisode quant aux relations à entretenir avec ses voisins. Guerre froide pensez-vous ?
On pense naturellement au dossier du bouclier anti-missiles, que les Américains souhaitent installer en Europe de l'Est, en Pologne notamment. Le projet, conçu pour désamorcer la menace d'"Etats voyous" dotés de technologies balistiques, tels que l'Iran, doit comprendre également une station radar en République tchèque. Le 26 août, Dimitri Medvedev a déclaré : "ces missiles sont proches de nos frontières et constituent une menace pour nous. Cela va générer une tension supplémentaire et nous devrons y répondre d'une façon ou d'une autre, naturellement par des moyens militaires". Guerre froide vous avez dit ?
Qu'en sera-t-il, enfin, de l'avenir de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud ? L'influence culturelle et géostratégique russe peut-elle se doubler d'un expansionnisme territorial ? Peut-on imaginer que les 2 républiques soient un jour incorporées à la Russie : ce serait franchir une étape historique dans les relations d’après-guerre, même si dans les faits, en étant indépendants, ces territoires seront protégés par les russes et se sentiront complètement russes. La simple indépendance des républiques pourraient déjà réveiller d'autres tentations indépendantistes, pro-russes et anti-russes. Qu'en sera-t-il des autres minorités russes dans d'autres pays, en Ukraine notamment ? Comme pour les 2 républiques géorgiennes, Moscou pourrait essentiellement compter sur des mouvements indépendantistes à l'intérieur des frontières de ses voisins (Ukraine par exemple) : le Kremlin pourrait alors faire pression et profiter d'une situation de chaos. Quoi qu'il en soit, Moscou veut marquer son territoire est est prêt à tout pour chasser l'influence américaine de chez ses voisins. A l'évidence, la Russie a réchauffé la guerre froide.
2. Le rôle des Etats-Unis et l’influence du modèle occidental en Géorgie
L’actuel président géorgien, Mikhaïl Saakachvili ne s’en cache pas : formé aux Etats-Unis, il se dit libéral et pro-américain, nargue volontiers Moscou (et souffre aussi parfois de sa méconnaissance de la Russie), souhaite l’intégration de son pays à l’OTAN et plus globalement l’appartenance au cercle idéologique et géopolitique atlantico-européen (« nous voulons vivre en Europe »). Cela ne l’empêche bien sûr pas de jouer sur le registre nationaliste et de n’être démocrate qu’à moitié. Depuis plusieurs années, le soutien de l’administration américaine au président est total et inconditionnel. Les déclarations de Condoleeza Rice contre la Russie ont d’ailleurs été sans nuances, occultant par là complexité de la situation et les particularismes de la Géorgie. Derrière les manoeuvres, déclarations et décisions géorgiennes, l’influence américaine est présente. Sur l’échiquier géopolitique, la Géorgie est un pays pion dans la région bon à prendre pour affaiblir l’adversaire russe. Un pays d’autant plus stratégique qu’il est un nœud pétrolier et gazier permettant notamment de limiter la dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie (des pipe-lines passant par la Géorgie permettent de contourner la Russie). Aujourd’hui, les Américains sont bel et bien en position de faiblesse.
Le corollaire idéologique de cette influence géopolitique est une aspiration à des repères plus occidentaux -libéraux et démocratiques -, liée également au traumatisme récent d’un passé douloureux marqué par le joug russe. Une évolution qui n’est pas sans nous rappeler celles d’autres anciens pays du bloc, de la Pologne et des pays d’Europe de l’Est.
3. L’opposition entre régions et nations ou la question de la souveraineté
En ce début de XXè siècle, la question des nations n’est pas réglée. Un nouvel état, le Kosovo, vient de voir le jour. Dans tous les cas, les conflits se greffent directement sur la question ethnique (parfois religieuse), souvent sur l’éclatement des peuples : on trouve des minorités russes dans de nombreux pays de l’ancienne URSS, des minorités serbes dans plusieurs pays des Balkans. Au nom de la souveraineté des peuples, la tendance actuelle est au soutien ou la reconnaissance de l’indépendance des peuples, surtout quand ces derniers veulent s’émanciper d’un grand pays (Kosovo de la Serbie, Tibet de la Chine, Tchétchénie de la Russie) : c’est en ce sens un peu différent pour l’Ossétie du Sud vis-à-vis de la Géorgie. On peut redouter l’impact que la reconnaissance des 2 républiques par la communauté internationale pourrait avoir sur d’autres régions, notamment en Europe où là force des régionalismes est croissante (Belgique, Espagne…). En comparaison, la France n’a pas à se plaindre de la vitalité de son identité nationale !
Souveraineté et indépendance des régions et des peuples ou stabilité des blocs nationaux ou fédéraux ? La question est insoluble, les réponses à géométrie variable. On peut d’ailleurs se demander quel avenir attend les nouveaux petits états créés : avenir politique - rattachement du Kosovo à l’Albanie ?, de l’Ossétie du Sud à la Russie ?- et avenir économique, ces territoires minuscules étant souvent sans ressources suffisantes et sans structures économiques.
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22 août 2008
Vers des frais d’entrée progressifs à l’université
L’université française est aujourd’hui confrontée à de nombreux défis, dont la menace du déclassement. Si la loi Pécresse a déjà donné plus d’autonomie aux établissements, un des enjeux majeurs demeure le financement, aujourd’hui insuffisant. Parce que l’Etat ne peut éternellement augmenter les impôts et que les besoins sont considérables, l’université doit s’orienter vers un système de frais d’entrée progressifs, c’est-à-dire corrélés aux revenus des parents (système en vigueur à Sciences Po).
Ce système répond de manière efficace et structurelle au problème du financement et des moyens. Il ne signifie absolument pas un désengagement financier de l’Etat. Mais des ressources financières supplémentaires et pérennes qui permettront de garantir la modernisation et la compétitivité de l’université et de sa recherche (pour nos étudiants comme pour attirer les étudiants étrangers), qui permettront de mieux former les étudiants. Nous ne pouvons plus continuer à délaisser l’université, notamment par rapport aux grandes écoles (dont les moyens sont incroyablement supérieurs). D'ailleurs, l'Etat consacre 2 fois plus d'argent à un élève de prépa qu'à un élève en université.
Il est juste. Un système universitaire équitable ne repose pas sur un égalitarisme conservateur (synonyme bien souvent de nivellement par le bas), mais sur une conception positive de l’égalité des chances, qui est au coeur de cette mesure. Les parents qui ont davantage les moyens payeraient davantage : pour un bénéfice qui serait collectif. Les parents aisés sont les premiers à reconnaître qu’un enseignement de qualité a un coût, qu’ils seraient prêts à assumer davantage.
Enfin, il responsabilise les étudiants. Le droit à l’éducation (université qui demeurerait bien entendu largement subventionnée, garantie de filières…) implique un devoir de motivation et d’investissement des étudiants, qui serait renforcé. Le système permettrait également d’éviter les trop nombreuses erreurs de parcours ou inscriptions fictives. Comme partout, liberté et responsabilité sont indissociables.
Je suis convaincu que notre système universitaire a besoin de mener cette révolution culturelle, qui doit devenir un des chantiers phares des années à venir. Pour plus d’efficacité. Pour plus d’équité.
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18 août 2008
Vers l'euthanasie active ?
L’actualité récente, à travers le cas de Chantal Sébire, a relancé le débat sur l’euthanasie active et le droit à « mourir dans la dignité ». Parce qu’il s’agit de souffrances insupportables endurées par des individus, le débat doit se situer au niveau du vécu des patients, du rôle de l’entourage (famille et médecins) et de la prise en compte de la volonté individuelle.
Tout d’abord, et c’est à souligner, la loi Leonetti de 2005 a constitué une étape fondamentale dans la légalisation de la fin de l’acharnement thérapeutique et de l’encadrement du laisser-mourir (euthanasie passive). Faut-il pour autant franchir le pas qui conduit à l’euthanasie active ou à l’aide au suicide ?
Une question de principe
On peut se demander si la législation pourra ignorer éternellement l’évolution de l’opinion sur cette question (opinion largement favorable), qui touche, sur le principe, une liberté individuelle : volonté consciente qui n’engage que le patient. Si l'on admet, au nom d'une philosophie de l'individu et du libre-arbitre à laquelle je crois, que toute personne est responsable et dispose d'un libre-arbitre qui lui permet de disposer de son corps et de sa vie - c'est un peu différent pour l'avortement -, l'euthanasie, parce qu''elle est justifiable moralement, doit devenir un droit garanti par la loi (la loi doit bien entendu se substituer à des pratiques privées). Dans un cadre démocratique et laïque, les principes d'essence religieuses "tu ne tueras point" (justifié par ailleurs) et "la vie ne nous appartient pas" ne doivent engager que ceux qui y croient. La liberté ne suffit certes pas à tolérer et justifier tous les comportements individuels au niveau d'une société (c'est la limite de la philosophie purement libérale), et la souffrance ne saurait justifier la volonté de mourir : mais, il y a un stade médical où, quand le patient juge consciemment son état indigne et sa souffrance insupportable, il doit pouvoir choisir de mourir dans la dignité, conformément au droit qu'il juge avoir ou non sur sa vie.
Des risques ?
En outre, les exemples des pays étrangers (Pays-Bas, Belgique) nous enseignent que, contrairement à l’avortement en son temps, le recours à l’euthanasie demeure assez marginal et ne croît pas, notamment en raison du recours croissant aux soins palliatifs. Je pense que c'est davantage une raison pour se montrer favorable à une loi qui ne concernerait que des cas très particuliers, aujourd’hui ignorés par la loi, qu'un signe de son inutilité. Deux critiques revenant souvent consistent à dire qu'il ne faut pas légiférer sous le coup de l'émotion ou pour un nombre restreint de cas. Mais elles ne sont pas pertinentes. Derrière l'émotion de certains cas se cachent bien un problème de principe et un champ non couvert par la loi, et le fait qu'un petit nombre de cas soit en jeu n'ait en rien une raison valable (le handicap aussi concerne un "petit nombre" de personnes), et serait à la rigueur plutôt un signe positif dans l'optique d'une loi.
Il faut reconnaître que, dans la pratique, les risques de dérive incitant à la prudence sont réels : pressions financières, pressions morales de l’entourage, incapacité à décider, dérives eugéniques… Autant de risques qui ne doivent pas être un renoncement a priori mais que toute loi – d’ailleurs contrainte par le droit européen - devrait prévenir très sérieusement. Ajouté à celà un risque, ressenti à raison par beaucoup : celui de modifier notre rapport à la mort et notre rapport - aujourd'hui sain - au suicide.
La France doit aujourd’hui déjà faire en sorte que la loi actuelle soit davantage connue et appliquée, ainsi qu’évaluée. Elle a, plus largement, le devoir de se saisir d’un débat trop longtemps demeuré tabou et qui touche à la dignité des malades. Le devoir de se confronter au vécu des patients et à l’euthanasie clandestine, d’évaluer la nature et l’ampleur des cas jugés particuliers ainsi que les risques potentiels, de dialoguer et d’évaluer les expériences étrangères : de là viendront les meilleurs éclairages.
12:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06 août 2008
Une ambition nouvelle pour l’université
L’université française va mal. Elle manque de moyens et d’ambition. La France est aujourd’hui le seul grand pays à dépenser plus pour un lycéen que pour un étudiant en université. Fait alarmant, 40% des étudiants de premier cycle quittent les facultés sans aucun diplôme. La France demeure marquée par l’opposition, à tous points de vue, entre universités et grandes écoles : elle consacre deux fois plus d’argent à un étudiant de classe préparatoire qu’à un étudiant en université. Les performances des universités françaises sont en berne. Chose encore pire, toute réforme paraît impossible.
L'exemple des Etats-Unis : American dream ?
Regardons ailleurs. S’il est vrai que l’université américaine n’est pas un modèle d’égalité des chances, cette dernière a réussi là où l’université française a échoué. 17 des 20 premières universités mondiales sont américaines, là ou la première française est classée 39è. L’enseignement et la recherche, appuyés par le secteur privé, se marient à merveille. Les universités américaines sont modernes, les nôtres trop souvent vétustes. Les campus sont vastes et fonctionnels, quand certaines de nos universités n’en possèdent pas. La proximité avec le monde de l’entreprise est réelle, là où notre système le regarde avec méfiance. L’initiative est valorisée. Les cursus de finance et de commerce y sont fortement développés, la recherche scientifique à la pointe. Les frais d’inscription, bien que discriminants, responsabilisent les étudiants qui se sentent l’obligation de s’investir et de réussir. Dernier signe de cette vitalité formidable, les universités américaines attirent les élites du monde entier, là où les nôtres ne font guère rêver. S’il faut prendre en compte, en France, l’existence du système performant des grandes écoles, pourquoi le mal est-il, pour autant, si profond ?
Des avancées encourageantes
Comme le pointe le rapport Bruegel de 2007, l’Europe - et en premier lieu la France – investit nettement moins en % du PIB que les Etats-Unis dans son enseignement supérieur : d’où la priorité budgétaire absolue – seule priorité budgétaire - donnée par le gouvernement actuel à l’enseignement et la recherche (+7,8% en 2008). Deuxième handicap mentionné : le manque d’autonomie de nos universités, problème affectant notamment les apports financiers faits aux universités. Là encore, le gouvernement a répondu par la loi sur l’autonomie, étape capitale dans l’adaptation du système. Dans un souci de meilleure visibilité à l’international et d’une optimisation des moyens, le Président de la république s’est montré favorable à la constitution de grands pôles universitaires, de même qu’à la création d’un campus universitaire dans Paris (à l’œuvre). La fracture grandes écoles / université doit s’estomper, afin de promouvoir le rapprochement des cursus et la mutualisation des moyens (comme pour la recherche).
Deux révolutions à mener pour l'université française
Au-delà de ces évolutions positives, deux autres réformes, ambitieuses, apparaissent fondamentales. Elles donneraient à l’université les moyens de son ambition, aux étudiants la chance d’être mieux formés et de trouver un emploi.
La première s’attaquerait au problème du financement et des moyens : c’est celle des frais d’inscription, qui doivent devenir progressifs (c’est-à-dire des frais d’inscription modulés en fonction des revenus des parents, sur le modèle de Sciences Po). L’Etat, à lui seul, ne peut accompagner la modernisation des universités. Seul des nouvelles ressources, structurelles, seront à la hauteur des besoins. Ce système n’a pas seulement l’avantage de permettre plus de rentrées financières, et donc une amélioration des infrastructures, de l’enseignement et des conditions de travail. Il est également juste : la France doit promouvoir un accès équitable de tous à un enseignement de qualité, dont le coût – important – doit être financé selon les ressources de chacun. Enfin, le système responsabilise les étudiants : il préviendrait les trop nombreuses erreurs de parcours et inscriptions fictives, et inciterait tous les étudiants à s’investir sérieusement.
La deuxième réforme s’attaquerait au défi de la réussite pour tous les étudiants : c’est celle de la professionnalisation, et, si besoin, de la sélection. Non pas que l’université doive renoncer à se consacrer à toutes les disciplines : elle est un lieu d’exploration et de recherche, et doit redevenir un lieu d’excellence scientifique. Mais qui peut aujourd’hui nier que les cursus ne sont pas assez tournés vers des compétences pratiques qui rendent les étudiants opérationnels ? L’obligation de stages pour tous les étudiants constituerait un progrès énorme. Qui peut aujourd’hui nier que l’université doit avoir pour vocation principale de préparer à un métier et de garantir un emploi à la sortie ? L’orientation active dès le lycée est une nécessité. Permettons également aux directeurs d’université d’instaurer, selon les besoins, une sélection intelligente qui éviterait aux étudiants de s’enfermer dans des filières sans débouchés. Osons dire, au-delà, que l’incitation à l’effort et la saine émulation tirent le niveau moyen vers le haut, ce qui est le but recherché.
Ces réformes tendent vers les mêmes buts : promouvoir la réussite et l’excellence sans renoncer à la démocratisation, garantir la pluralité des disciplines sans égarer les étudiants. A l’heure de la mondialisation et de la compétition des talents, la formation de nos étudiants doit être érigée en priorité. L’université doit devenir un tremplin pour les jeunes, un tremplin pour la croissance. L’université doit cesser d’être un problème pour devenir une solution.
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